Chorégraphe, artiste plasticienne,
Masha Sborowsky sculpte de tout son corps, et danse la forme dans l’espace pour un effet global d’émotions et de réflexions. Pas de nouvelles œuvres sans une profonde expérience, sans grand large, sans dérive, sans dénaturation pour ne pas succomber à la tentation de l’évidence.
L’image devient la métaphore du mot, de la réflexion, de la pensée. La photographie a se pouvoir de nous propulser dans un monde d’énigmes métaphysiques.
Jean Capdeville construit son œuvre photographique comme une œuvre picturale : les lignes, les perspectives, la géométrie, les contrastes, la couleur, les rythmes, le mouvement, la lumière, la musicalité tout ce qui s’adresse au sens : la tauromachie. Il photographie la vibration, il plonge dans la chair pour en percevoir les secousses. Il possède ce sens inné du cadrage et nous précède dans le mouvement figé de la forme.
Le fantastique n’est jamais loin, dans un subtil équilibre de réalisme et d’évasion on dépasse la simple représentation du concret et l’expression de la forme, pour n’a retenir que l’essence.
Comme un geste vif, Masha inscrit l’instantané, elle nous amène à voir le manque, la défaillance. Une fois la photo domptée et « templée » par les trastos* du plasticien l’œuvre aboutie est un révélateur de sentiments et un fixateur d’émotions.
* trastos -> accessoires du torero (Capes, Muleta...)